03 juillet 2008

Et pourquoi pas la quatrième partie ?

Maya ?

La jeune fille marmonna et enfouit son nez dans la chemise de l’homme étendu contre elle.

Maya ?!

Elle cligna des yeux. Devant elle, une chemise blanche s’ouvrait légèrement sur un torse dont on devinait la perfection, d’une pâleur mortelle.

Maya !!

La jeune fille sauta du lit. Elle regarda autour d’elle, avant de rencontrer les yeux d’Allen. Elle étouffa un grognement et se concentra sur l’appel de son frère.

Qu’y a-t-il Colin ?

Ah ! Enfin !

Je dormais, vois tu…

J’ai cru le deviner…Son ton se fit plus sérieux. Nous avons été obligé de bouger…

Encore ?

Oui. Les cinq chasseurs ne nous ont pas lâchés. Nous sommes à Argentil.

C’est à plus d’une semaine de Trigun ! grogna mentalement Maya. Et je n’y suis pas encore…

Essaye de nous suivre. Au pire, trouve une autre meute, et attend que le danger passe.

Mais vous me manquez ! Je ne supporte pas être loin de vous…

Avance vite, alors. Ricana le loup.

Je suis épuisée et la pluie ne cesse de tomber.

Fais comme tu peux, mais ne te met pas en danger, je t’en supplie !

Maya regarda le vampire étendu sur son lit, s’étirant gracieusement.

Je ne risque strictement rien. Prends soin de toi.

Toi aussi.

Allen fit un mouvement pour se lever, mais la jeune fille l’attrapa par le col de sa chemise.

« Si vous profitez encore une fois de mon sommeil pour dormir avec moi… commença t elle.

- Il n’y a qu’un seul lit, coupa le jeune vampire en haussant les épaules.

- Je m’en fou ! Rien que l’idée de dormir avec vous…

- Vous plait assez, avouez le. »

Maya le relâcha avec rage et avança à la fenêtre. Chez les loups, dormir contre quelqu’un était une preuve de confiance et d’attachement. Et elle refusait qu’il la croit attaché à lui. Elle sentit sa présence à un mètre derrière elle. Une présence privée de chaleur, refroidissant l’air autour de lui.

« Drôle de façon de communiquer…finit il par dire.

- Vous avez encore lu dans ma tête ? s’écria la jeune fille en se retournant vivement.

- Vous êtes d’une clarté rare… ricana Allen en se passant la main dans les cheveux. Vous faîtes tellement de bruit qu’il faudrait que je sois humain pour ne pas vous entendre.

- Génial… marmonna Maya.

- Sauf à notre première rencontre. J’aurais du deviner que vous étiez…

- Ne prononcez pas le mot à voix haute, le coupa t elle. Ça a tendance à attirer les Chasseurs.

- D’accord. »

Il s’appuya contre la fenêtre, les yeux fixés sur le visage de la louve qui, elle, avait le regard vague, triste et douloureux. Il voulut l’effleurer pour la rassurer, mais elle n’avait pas besoin de son réconfort à lui, semblait il. Finalement, il soupira.

« Je peux vous y amener. »

Elle se tourna légèrement vers lui, la surprise peinte sur ses traits sauvages. Le vampire croisa les bras et se mis dos au mur.

« Par la même méthode que hier soir… expliqua t il. Ça ne prendrait que quelques secondes et vous seriez près des vôtres dans la minute qui suit… »

Maya parut réfléchir, puis secoua la tête.

« Non. Un loup se déplace à patte. (Elle hésita, puis finit par murmurer :) Mais merci quand même.

- Je vous accompagne, alors.

- Pour qu’elle raison ?

- Si vous rencontrez des chasseurs, vous ne serez peut être pas en état de combattre, vu votre fatigue…

- Je suis assez endurante pour…

- Et j’ai aussi des intérêts personnels à vous suivre, l’interrompit il. De Trigun à Argentil, il doit y avoir des créatures de la nuit. »

Maya chercha de quoi répliquer, mais haussa finalement les épaules avec indifférence. Elle retourna s’allonger sur le lit, le dos de ses mains posé sur les yeux. Comme il était angoissant d’être seule ! Comme elle avait envie de voir sa famille ! Une larme perla. Elle l’écrasa aussitôt, se rappelant la présence du vampire. Il ne l’avait pas encore tué, ce qui pouvait signifier qu’elle pouvant lui faire confiance. Du moins, sur ce point là. Mais lui confier sa peur ? Non ! Il devait la percevoir, de toute façon, se dit elle amèrement. Quelle belle louve je fais ! Effrayée par une bande d’humains… Mais la balle avait sifflé si près de ses yeux… Tout à coup, elle sentit le lit s’affaisser.

« Rendormez vous. Je veillerai à ce qu’aucun chasseur ne vienne…

- Je dois retrouver les miens…

- Dans votre état, ce sera difficile. Allez, obéissez. »

Malgré son scepticisme, elle ne tarda pas à sombrer dans un profond sommeil.

Posté par Yuffie123 à 19:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Commentaires sur Et pourquoi pas la quatrième partie ?

Nouveau commentaire